Accueil · Sinistré ? Que faire

Cinq étapes claires pour ne pas passer à côté de vos droits.

Le temps joue contre les sinistrés. Prescriptions, délais de déclaration, oubli de photos datées : chaque mois compte. Voici les gestes à faire, dans l'ordre.

À faire tout de suite si vous voyez des fissures. Ne rebouchez rien. Prenez des photos datées de chaque désordre, à l'intérieur comme à l'extérieur. Notez le contexte (période sèche, épisode pluvieux marqué, travaux à proximité).
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Signaler en mairie

Contactez le secrétariat de votre mairie pour déclarer votre sinistre. Beaucoup de communes n'engagent une demande de reconnaissance CatNat que lorsque plusieurs propriétaires se signalent : votre signalement n'est jamais isolé, il alimente un compteur.

  • Demandez confirmation écrite de la prise en compte du signalement.
  • Renseignez-vous sur les autres signalements dans la commune.
  • Si la mairie hésite à demander la reconnaissance, contactez-nous — nous les accompagnons.
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Constituer votre dossier

Un dossier RGA solide se construit dans le temps. Réunissez, dès aujourd'hui, l'ensemble des pièces qui documenteront votre sinistre :

  • Photos datées de chaque fissure (intérieur, extérieur, cadre, dallage, terrasse).
  • Chronologie : date d'apparition, évolution, contexte climatique.
  • Titre de propriété, date de construction, plans si disponibles.
  • Contrat multirisque habitation en vigueur au moment du sinistre.
  • Copies des courriers échangés avec la mairie, la préfecture, l'assureur.
  • Devis, factures, si des réparations d'urgence ont été engagées.
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Contacter votre assureur

Une fois l'arrêté de reconnaissance CatNat publié au Journal officiel pour votre commune, vous avez 30 jours pour déclarer le sinistre à votre assureur (délai porté à 10 jours si le contrat le prévoit — vérifiez).

  • Envoi par courrier recommandé avec accusé de réception.
  • Description factuelle des désordres ; joignez photos et chronologie.
  • Demandez une expertise contradictoire si le rapport de l'expert de l'assureur vous paraît minorer les dégâts.
  • Ne signez aucun protocole d'indemnisation sans regard extérieur.
Notre valeur ajoutée à cette étape : nos adhérents bénéficient d'un accompagnement pour lire le rapport d'expertise, préparer l'expertise contradictoire et négocier le montant d'indemnisation.
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Rejoindre l'association

Adhérer, c'est bien plus qu'un soutien symbolique :

  • Accès à notre groupe Facebook privé où plus de 1 200 sinistrés partagent expériences, courriers types, retours d'expertise.
  • Accompagnement individuel dans les démarches (téléphone, courriel).
  • Accès aux ressources documentaires (courriers types, modèles de recours, retours d'expérience).
  • Participation aux réunions publiques et permanences.
  • Renforcement du poids de la voix collective face aux assureurs et aux pouvoirs publics.
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En cas de refus ou de mauvaise foi

Si votre commune n'est pas reconnue, ou si votre indemnisation est refusée / très en-deçà des dégâts : le combat n'est pas terminé. Il existe des recours administratifs et contentieux :

  • Recours gracieux auprès du ministère (2 mois après la publication de l'arrêté).
  • Recours contentieux devant le tribunal administratif compétent.
  • Recours contre l'assureur devant le tribunal judiciaire.

L'association participe à plusieurs de ces recours, seule ou aux côtés des communes, avec l'appui d'avocats spécialisés.

Vrai / faux

Les idées reçues qui font perdre du temps.

FAUX

« Ma multirisque habitation me couvre automatiquement »

Non. La garantie catastrophes naturelles ne se déclenche qu'après publication d'un arrêté interministériel reconnaissant votre commune en état de CatNat pour l'année du sinistre.

FAUX

« Il faut attendre que les fissures s'aggravent »

Non. Photographiez et documentez dès aujourd'hui. Chaque cycle sec suivant sera compté, mais votre dossier initial est votre point de départ.

VRAI

« Un refus n'est pas définitif »

Oui. De nombreux arrêtés de non-reconnaissance ont été annulés par le tribunal administratif. Le recours est un vrai levier.

VRAI

« L'expertise contradictoire change souvent le montant »

Oui. Faire réaliser une contre-expertise par un expert indépendant révèle régulièrement des postes minorés dans le rapport initial.

Un doute ? Un besoin d'accompagnement ?

Écrivez-nous. Nous ne facturons rien pour un premier échange : notre rôle est d'orienter, de rassurer, et de dire quand une adhésion est utile ou non.